J'ai souhaité créer ce blog comme on lance une bouteille à la mer.
Le message à l'intérieur serait plutôt un témoignage. Celui de mon expérience d'aidant familial auprès de ma maman âgée de 85 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer.
J'ai besoin de raconter ce qui m'arrive. A l'instar de ceux qui tiennent un carnet de bord, où sont consignés les événements de la journée. Cela permet de prendre du recul, ce qui est vital dans ma situation. Et puis j'aime écrire. Alors pourquoi un blog plutôt qu'un cahier à spirales ? Après tout, il est vrai que ma démarche est à la base purement égoïste, et qu'elle a vocation à tenter de me soulager, à extérioriser mes sentiments, et, paradoxalement, à m'évader aussi. Le blog par définition a vocation à être lu par de nombreux internautes et permet l'interactivité.
Je me dis que si ma démarche pouvait modestement aider quelqu'un par le principe de l'exemplarité, ou donner à réfléchir, informer ou simplement vulgariser les effets dévastateurs de cette maladie dégueulasse et ses conséquences éprouvantes sur l'entourage familial, et tout particulièrement sur les aidants, alors, j'aurais fait en plus œuvre utile.
par Pierre Regini
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Cst très courageux d'écrire, et très émouvant à la fois. Je vous souhaite de trouver des personnes qui sont dans votre cas et qui von vous permettre e regrouper vos expériences et de ne plus se sentir seul face à un phénomène qui nous dépasse parce que nous sommes dans une société prisonnière d'un état de fait socio-économique qui sépare et détruit les familles. Aparavant lesgrands parents vivaient avec les enfants , les gens partaient moins loin, travaillaient plus près de leur famille... S'ils perdaient la tête, on n'appelait pas cela alzheimer, on ne savait pas. D'ailleurs, on navait pas besoin de savoir. On patientait avec eux. On les accompagnait. Aujourd'hui je crois que c'est parce qu'on nomme lles choses et qu'elle sont sencées apparaitre être des castastrophes, qu'on et pressé de ne pas voir la maladie, la vieillesse ou la mort, pour les nie qu'on a peur de les voir ou d'accompagner nos proches. C'est pourtant il me semble, un des devoirs des êtres humains de savoir acompagner leurs proches. Les animaux ne le font pas. ILs détournent leurs regards et leurs pas. C'est ce qui nous différencie d'eux aussi. Bravo pour le blog, A bientôt.